Cinéma

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La Toile Filante: la grande guerre sur grand écran (cycle de 6 séances)

Pour commémorer le centenaire de la fin de la guerre 14-18, nous allons examiner comment différents cinémas nationaux (français, américain, anglais, allemand…) ont représenté ce conflit tout au long du XXe siècle. Car les enjeux changent au fil du temps : la diabolisation de l’ennemi dans l’immédiat après-guerre fait place au pacifisme des années 30 puis à l’antimilitarisme des années 50-60. Quant à la période contemporaine, elle stigmatise avant tout les effets désastreux du conflit sur les corps et les esprits. Tout au long du cycle, nous aborderons une poignée d’œuvre marquantes : Charlot soldat, La grande parade, A l’Ouest rien de nouveau, Quatre de l’infanterie, Les croix de bois, Les sentiers de la gloire, Pour l’exemple, Johnny Got His Gun, Un long dimanche de fiançailles, La chambre des officiers….

Toile Filante#1: De la propagande à la compassion (3/11/18). 

Pendant 14-18, le cinéma connaît une importante mutation: de divertissement populaire, il devient une arme au service de la propagande. Images censurées, combats reconstitués à l’arrière du front : la guerre vue à l’écran n’est pas celle vécue par les soldats dans les tranchées. Des films récents, par contre, n’hésitent pas à montrer les ravages du conflit sur les individus, comme en témoignent La chambre des officiers ou Les fragments d’Antonin.

Toile Filante#2 : L’avènement d’Hollywood (10/11/18)

Le cinéma de fiction permet de rendre plus dramatique une guerre perçue comme interminable et figée. Il sert à la fois à rassurer la population et à justifier le conflit. Cœurs du monde de Griffith, La petite Américaine de Cecil B.DeMille ou Charlot soldat annoncent le changement de donne de l’après-guerre qui voit le triomphe d’Hollywood et le déclin du cinéma européen.

Toile Filante#3: La grande parade (24/11/18)

Les quatre cavaliers de l’Apocalypse, La grande parade, Les anges de l’enfer… marquent la représentation de la Grande Guerre durant les années vingt. Ces films oscillent entre le patriotisme héroïque et le travail du deuil mais ils ont surtout frappé les esprits par l’ampleur de leur mise en scène. Et la diabolisation de l’ennemi cède parfois la place à un regard égalitaire sur les différents camps en présence.

Toile Filante#4: Le pacifisme des années 30 (1/12/18)

Au début des années 30, certains films allemands, américains et français dénoncent la boucherie inutile de 14-18. A l’Ouest rien de nouveau, Quatre de l’infanterie (qui sera interdit par les nazis) ou Les Croix de bois (adapté de Roland Dorgelès) restent aujourd’hui encore des oeuvres phares du courant pacifiste. 

Toile Filante#5 : Fusillés pour l’exemple (8/12/18)

En 1957, Les sentiers de la gloire fait l’effet d’une bombe, au point que le public français devra attendre vingt ans pour voir le film. Kubrick y dénonce la soif de gloriole et l’infamie des hauts gradés. Le tabou des "fusillés pour l’exemple" sera également au cœur du cinglant King and Country de Joseph Losey qui oppose Dirk Bogarde à Tom Courtenay. Titre français du film de Losey : "Pour l’exemple"

Toile Filante#6 :Alors on danse… (22/12/18)

Aborder l’horreur de 14-18 par le biais de l’humour, tel est le pari gagné par Mario Monicelli dans La grande guerre, une savoureuse comédie italienne. Quant à Richard Attenborough, il n’hésite pas à transformer en comédie musicale le ballet macabre des têtes couronnées qui vont plonger le monde dans l’abîme. Bien avant le Joyeux Noël de Christian Carion, il ose aussi montrer la fraternisation entre ennemis dans les tranchées. Film d’Attenborough= "Oh ! What a Lovely War"

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Conférences sur le cinéma par Olivier Lecomte. Conférences illustrées d’extraits de films.

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Abonnement pour le cycle de 6 séances:

Tarif plein: 36,00€

Tarif Sénior (+de 60 ans): 30,00€

Tarifs - de 26 et demandeur d'emploi: 24,00€

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A la séance:

Tarif plein: 8,00€

Sénior (+ de 60 ans): 7,00€

Tarifs - de 26 ans. et demandeur d'emploi: 5,00€